Mardi 14 avril 2009 2 14 /04 /Avr /2009 19:44

La légende veut que le royaume ait été fondé voila 2000 ans par un prince "KAMBU" venu de l’Inde qui mena une expédition victorieuse dans la région et épousa la reine des "NAGAS" ( ou serpent en sanskrit, animal fabuleux de l'hindouisme, à corps de serpent et souvent représenté à plusieurs têtes, souvent chimériques et effrayantes ) dont le père fut vaincu.

La contraction des mots "KAMBU" et "NAGAS" donne le mot Kambuja qui, prononcé par les Khmers devient Kampuchéa ; par les anglais Cambodia ; par les français Cambodge.

Divin pays ou flotte encore une désuétude rencontrée nulle part ailleurs en Asie du Sud-est, excepté au Laos ou les 2 capitales, Pnom Phen et Ventiane encore plus que la précédente, restent des capitales à visage humain loin du gigantisme et du tohu-bohu de Bangkok et de la surprenante modernité de Kuala Lumpur, par exemple.

L'incontournable au Cambodge pour nous, ce n'est pas sa capitale malgré son charme fou, ni les plages de SIHANOUKVILLE, mais c'est la cité mythique d'Angkor, royaume du reve et de la beauté, royaume des Apsaras, inévitables car présentes partout, sur tous les murs des monuments. 

Divines Apsaras : 3 divines syllabes pour dire le ciel, la sensualité, la terre.


Ces doigts écartés, ouverts, rayonnants ou recourbés les uns vers les autrescomme dans une rose de Jéricho ; ces doigts présentés au bout des longs bras ravis, dans l’extase ou dans l’angoisse : eux-mêmes dansants ; Extrait de lettre du poète RILKE / 1907.

 

Demi-déesses, danseuses célestes venues de la mythologie indienne, nées du barrattage de la mer de lait par les dieux et les démons remuant les eaux avec la queue d’un immense serpent nâga pour en faire sortir un élixir d’immortalité.

Angkor est le pays des Apsaras, de pierre et pourtant si charnelles, leurs bras graciles, leur ventre si juvénile, leurs yeux modestement baissés, dotées d’adorables seins bien hauts bien ronds, fait pour la paume de la main comme le chante le poete Souchon.

Les danseuses sacrées d’Angkor ( Christophe Loviny ) furent jusqu’à 3000 à la cour du roi Jayavarmann VII. Au XII ème siècle, 3000 jeunes filles vouées dès leur plus jeune âge , 8 ans environ, à la danse royale, cloitrées dans le palais, vestales destinées à servir uniquement le roi et leur art.

Car leurs danses sacrées jettent un pont entre le monde profane et le monde divin, il s’agit plus d’une messe destinée aux Dieux brahmanes qui sont alors ceux du pays Khmer.

Mais ce portrait enchanteur d'une  époque révolue et ancienne ne nous fait pas oublier la condition déplorable de la femme au Cambodge qui est loin de l'état ydillique dans lequel baignaient les Apsaras.

Aujourd'hui, le gouvernement cambodgien tarde à lancer de véritables réformes pour favoriser la place et le respect des femmes dans un pays meurtri par son histoire récente ou la guerre et les troubles politiques ont entrainé un nombre de morts important parmi les hommes, et ont propulsé une majorité de femmes dans un role forcé de chef de famille sans qu'elles aient été reconnues par les lois et la tradition mais ce sujet délicat, loin de la délicatesse et du statut priviligié des Apsaras, fera l'objet d'un autre article.

 

Par Paul-Eugene AKEBSON - Publié dans : Cambodge - Communauté : Carnets-de-voyages
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Samedi 11 avril 2009 6 11 /04 /Avr /2009 22:19

Quelle belle surprise d'avoir découvert lors de notre voyage à travers la Malaisie, la culture Baba-Nyonya, principalement à Malacca et à Penang, accessoirement à Kuala Lumpur : ce fut un enchantement dont le plaisir fut décuplé par l'inattendu de la rencontre avec cette culture délicate et raffinée, pour notre part, inconnue.
Les Baba-Nyonya (峇峇娘惹), ou Peranakan sont les descendants des premiers immigrants chinois installés entre 1840 et 1900 dans les colonies britanniques des Détroitstà Malacca, Penang et Singapour devenues  des ports francs et des bases stratégiques et commerciales consolidées.

Baba (峇峇) est un mot chinois qui signifie "père" et désigne les hommes. Nyonya vient du portugais donha, "dame", et désigne les femmes ( Malaka est prise en 1511 par le vice-roi  portugais des Indes, Alfonso de Albuquerque.)

Les Baba-Nyonya ont en partie adopté les coutumes malaises afin de s’intégrer aux communautés locales. Pendant la domination britannique, ils acquirent une forte influence dans les colonies des Détroits et furent même surnommés les Chinois du Roi.

Aujourd’hui, leur particularité identitaire à tendance à s’estomper lentement, la jeune génération adoptant une culture chinoise plus standardisée.

Les Chinois Baba-Nyonya ou peranakan parlent un créole du malais.

En héritage, ils ont laissé, à Malacca, à Penang et à Kuala - ne pas manquer le restaurant nuonya, the old china - aux confins de Chinatown - une cuisine succulente qui associe un mélange d'ingrédients chinois et des techniques de cuisson au wok avec de très nombreuses épices savamment mélangées et cuisinées utilisées par les communautés malaise et indonésienne.
Je n'oublierai pas non plus l'architecture surprenante composée de pittoresques maisons malaises cossues, avec leurs fenêtres à persiennes, leurs balcons ouvragés, leurs murs en pierre sculptée et leurs pignons pointus, flanquées de plantes en pots et de jardinets dont le plus bel exemple est la vieille demeure qui héberge le Baba-Nyonya Heritage Museum sur Jalan Tun Tan Chen Lock, l'ancienne «allée des millionnaires».

Par Paul-Eugene AKEBSON - Publié dans : Malaisie - Communauté : Carnets-de-voyages
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Jeudi 12 mars 2009 4 12 /03 /Mars /2009 11:24

 

5 fois par jour, des minarets, résonne l'appel à la prière
- appelé
l'Adhan - de tous les haut-parleurs installés sur les minarets des mosquées.
Impressionnant la 1ere fois et envoutant ensuite.
La grande mosquée de la ville se visite à certaines heures mais attention, djellabas obligatoires.
L'ambiance y est extrêmement sereine.

Le muezzin (celui qui fait l'appel à la prière) a certaines contraintes :

  • il ne doit pas demander de salaire
  • il ne doit pas être en état de grande ni de petite impureté
  • il doit être debout en direction de la Ka'ba (qui se trouve à La Mecque)
  • il doit tourner son corps de droite à gauche (pour être entendu dans toutes les directions)
  •  il doit se boucher les oreilles avec l'index ou le mineur (afin de ne pas être perturbé)
  • il doit hausser la voix pour être bien entendu
  • il doit parler posément pour être bien compris.

    Généralement, le muezzin se place en haut d'un des
    minarets de la mosquée ; de plus en plus, sa voix est assistée par des haut-parleurs ; dans certaines mosquées, c'est même un enregistrement qui fait office de muezzin (bien que cela soit interdit selon l'avis de certains oulémas).

 

 
Par Paul-Eugene AKEBSON - Publié dans : Malaisie - Communauté : Carnets-de-voyages
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Jeudi 12 mars 2009 4 12 /03 /Mars /2009 10:49

Particulièrement bien doté en ressources naturelles, la Malaisie est un des pays les plus riches d'asie du sud-est.
C'est un pays plein de contrastes, à la fois très industrialisé et sauvage.
Ce pays est surprenant car hormis sa capitale bouillonnante mais très humaine qu'est KL et les 3 sites touristiques majeurs que sont Langkawi, Penang island et Malacca, c'est le 5ème dragon d'asie dont la péninsule est une chaine montagneuse et forestière bordée par un littoral de 1900 kms de côtes.
La malaisie possède une magnifique nature  sauvage préservée dans le cadre de 8 parcs nationaux dont le principal est le Teman Negara, morceau de jungle qui couvre 4300 kms2 et vieux de plus de 130 millions d'années .
Le pétrole est une source de revenus importante ( Petronas ) comme le caoutchouc et l'étain.
La capitale regorge de centres commerciaux luxueux immenses dont le Times Square qui en est un exemple surprenant car au delà des innombrables boutiques, il y a un bowling et un Grand Huit qui vous passe au dessus de la tète pendant que vous buvez un coca au Mc Do ou pendant vos courses : surprises et frissons garantis.



Par Paul-Eugene AKEBSON - Publié dans : Malaisie - Communauté : Carnets-de-voyages
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Dimanche 18 janvier 2009 7 18 /01 /Jan /2009 11:31


je me balladais en attendant mon bateau quand je suis tombé nez a nez avec ce très jeune moine qui errait tel un pauvre hère à RANONG sous un soleil de plomb.
nous ne pouvions nous parler mais ses yeux de chien battu en disait long sur son moral.
Il devait se demander qui j'etais, moi qui suis si different et d'une autre planète, à des années lumières de la sienne.
Moi j'ai tout , même si je n'ai rien dans cette periode de crise gravissime, lui n'a absolument rien : il est démuni, il possède ce qu'on lui a donné quand son père par manque d'argent l'a emmené au monastère :
- une robe safran qui n'est qu'une pièce de tissu géometrique,
- un manteau,
- une ceinture qu'il va pouvoir se serrer car il ne mangera pas  à sa faim tous les jours que Bouddha a fait,
- une sébille pour faire l'aumône tous les matins avant le lever du jour arpentant la ville pieds nus : ce sera tout ce qu'il possèdera toute sa vie de moine.
Il couche sur une simple couche au monastère dans une chambre nue qui ressemble plus à une cellule.
il est sûrement frustré car en voulant lui donner une éducation, son père l'a privé du temps de l'insouciance avec ses rêves d'enfant, l'amour maternel, les jeux avec ses frères et les copains.
Il ne le sait pas encore mais il sera heureux grâce à BOUDDA qui lui
dira ses 4 verités :
-  tous les évènements de la vie sont sources de souffrance
- le désir est cause de cette souffrance
- seule l'abolition de ce désir peut mettre fin a la souffrance
- et pour l'abolir il lui faudra suivre le chemin du salut en priant tous les jours que Bouddha a fait, beaucoup et longtemps pour apprendre les 8 points de cette route salvatrice et connaitre la sagesse.

J'ai vu pourtant des jeunes moines dans mon periple, surtout a LUANG PRABANG au Laos, " ville sainte", le temple du Boudhisme , à ma grande surprise ployer sous la pression de la modernité :
- envoyer des SMS et
- faire des jeux sur leurs portables mais il est vrai sous leurs robes,
- surfer oui mais sur internet seulement.
- j'en ai même vu un se filmer avec une jolie caméra japonaise allongé en couchette dans un car VIP qui allait a PAKSE.

En l'an 2552 de l' ère bouddhique, le virus de la modernité aurait-il contaminé Bouddha et infecté ses disciples?
Non je ne peux y croire car cette négation des désirs, cette contemplation de Bouddha, ce dénuement, cette consécration à la prière et à la réflexion est tellement une valeur ancestrale, la valeur-étalon du désinteressement dans le patrimoine mondial de la verité et de la pureté.

c'est donc bien vrai : l'habit ne fait pas le moine ? Je ne sais plus que dire, j'en reste coi, du coup j'en perds mon latin.

Par Paul-Eugen AKEBSON - Publié dans : Thailande - Communauté : Carnets-de-voyages
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  • : L'asie vue d'un autre oeil, le troisième peut- être!
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  • : Lors de notre voyage de 5 mois en Asie du Sud-Est : Thailande, Laos, Cambodge, Birmanie, Malaisie.Ce blog a été crée pour montrer l'autre coté du miroir : oublier les clichés, sortir des sentiers battus et commenter ce que j'ai cherché à voir, à connaitre, à découvrir avec un nouveau regard.
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